Après une période de stabilité relative, les taux de crédit immobilier repartent à la hausse en mai 2026, atteignant en moyenne 3,33 % sur 20 ans et 3,43 % sur 25 ans. Cette remontée, conjuguée à un taux d'usure figé jusqu'en juillet, fait resurgir le spectre de l'effet ciseaux qui avait bloqué des milliers de dossiers en 2022-2023. Alors que les primo-accédants voient leur âge moyen grimper à 36,5 ans et que l'OAT 10 ans dépasse les 3,70 %, le marché immobilier français entre dans une phase d'incertitude qui pourrait compromettre l'accès au crédit pour de nombreux ménages pourtant solvables.
Avec une inflation qui devrait atteindre 1,8 % en moyenne sur l'année et un pouvoir d'achat en recul de 0,7 % selon l'OFCE, les ménages français font face à un étau financier inédit. Dans ce contexte, le regroupement de crédits emerge comme une solution stratégique pour retrouver des marges de manœuvre. Les taux hypothécaires oscillent entre 4,3 et 5,4 % au deuxième trimestre 2026, permettant aux propriétaires de réduire leurs mensualités de 30 à 50 % en regroupant leurs emprunts. Une opération d'autant plus pertinente que le surendettement explose avec 42 389 nouveaux dossiers déposés au premier trimestre, soit une hausse de 14,1 % sur un an.
Lorsque les taux d’intérêt fluctuent, il peut être intéressant de renégocier son prêt immobilier, afin de profiter de la conjoncture pour obtenir un taux plus bas. La banque peut se montrer conciliante, mais ce n’est pas toujours le cas. Le rachat de crédit peut donc constituer la solution pour faire des économies sur ses remboursements.